Françoise Hoffmann, feutres d’art…

« Un trait unique du travail de Françoise Hoffmann, est l’incorporation de textile imprimé et d’une esthétique du graphisme dans le feutre. Elle a pour pratique, d’utiliser une fine mousseline de soie, imprimée numériquement dans un format  plus large que ce qu’elle envisage comme résultat, anticipant la compression du texte ou de l’image durant le processus de feutrage.

Il y a une dimension  spirituelle au travers cet engagement profond avec le monde physique, aux effets non quantifiables, calculables et analysables. Et c’est une force motrice du design aujourd’hui qui permet à l’artisanat de progresser encore. »

- Susan Brown -

 

Les pièces uniques de Françoise Hoffmann sont présentées chez Bleu natier  » les créateurs  » en exclusivité à Lille, 40 rue Basse.

Un mois, une toile : Angelica Ferrant.

Un mois, une toile chez Bleu Natier « classique revisité », 26bis Rue Basse, à Lille :

Toile Angelica Ferrant
Robe Paule Ka, Ensemble Antonelli, Escarpins Wietzman Stuart.

Issey Miyaké : Le vêtement objet

Premier designer japonais à défiler à Paris en 1973, Issey Miyaké fait partie de ceux que la curiosité mène par le bout du nez. Porté par le rêve de créer des vêtements aussi universels que le jean ou le tee-shirt, il développe le concept de Piece of Cloth, quête créative qui vise à utiliser un seul morceau de tissu pour créer un vêtement dont il souhaite pousser le volume au-delà de la simple reconnaissance en article vestimentaire.

Architecte du vêtement comme il aime se définir, se questionnant sur la notion d’espace entre le corps et le tissu, via des pièces seconde peau ou des volumes extrêmement larges, il crée un nouvel espace de liberté mêlant innovation et confort. Au-delà d’une mode régie par la dictature du temps, le vêtement apparait pour lui comme une forme de design plus universel, étroitement lié à nos vies.

En 1993, il lance la ligne Pleats Please, un plissé révolutionnaire qui permet de créer à la fois texture et forme architecturale. Chacune de ses créations tendant vers l’expression d’une pureté esthétique et pragmatique : pas de fioritures et des préoccupations éthiques, pas de déchets.

A 77 ans, le créateur japonais a fait de l’avenir son présent, incarnant une modernité d’avant-garde depuis plus de 45 ans.

Melvin Sokolsky

 » Prendre une photographie, c’est entamer une conversation silencieuse ; un face-à-face en espace clos dans lequel le modèle et le photographe dévoilent leur être dans une sorte de danse muette, escalade grandissante de confiance et d’affinités. On se regarde l’un l’autre, on se fantasme l’un l’autre, et ces rêveries jamais ne se rencontrent sinon dans la photographie. « 

- Melvin Sokolsky -

 

Melody Gardot à Lille

« L’auteur-compositeur Melody Gardot a 22 ans mais elle sait déjà à quel point la subtilité et la litote peuvent avoir de la valeur. Son premier album ‘Worrisome Heart’ paraît à la fois familier et totalement surprenant. La présence lyrique et musicale de Melody Gardot n’est pas de son âge bien que son introduction à l’univers de la musique ne date que de quelques années: elle n’a que 16 ans quand elle commence à jouer dans des bars pour gagner un peu d’argent. “A l’époque je ne pensais pas finir par faire de la musique,” admet-elle. “Je jouais le samedi et le dimanche, à raison de quatre heures par nuit. Mais j’étais atypique: je ne jouais que les choses que j’aimais. Je mélangeais le nouveau et l’ancien… de tout, que ce soit Duke Ellington, The Mamas & The Papas ou Radiohead.” Un chemin qui semble tout tracé entreprend un virage violent lorsque Gardot reçoit de multiples fractures – bassin, colonne, tête – quand son vélo est heurté par une voiture. Elle en garde encore des séquelles: elle marche à l’aide d’une canne et porte des lunettes teintées contre la lumière. Un jour, lors d’un contrôle médical, son médecin lui suggère d’essayer une thérapie musicale pour l’aider à guérir. Pour être plus spécifique, le médecin lui explique que la musique peut souvent réparer une névropathie du cerveau après un tel traumatisme. Il est loin d’en imaginer les conséquences… Avant même de pouvoir marcher de nouveau, Melody commence à composer et enregistre ses chansons sur un magnétophone installé à son chevet. “J’ai commencé à enregistrer mes chansons pour me souvenir de ce que j’avais fait; j’avais de gros problèmes de mémoire immédiate,” explique-t-elle. “En fin de journée je ne me souvenais pas de la matinée.” Les chansons qu’elle écrit pendant sa convalescence voient le jour sur un mini album de six titres intitulé ‘Some Lessons: The Bedroom Sessions’. Après écoute, un critique fait cette remarque: “C’est un tour d’alchimie quand la douleur et l’incertitude font naître une musique aussi frappante et audacieuse.” Une nouvelle version du titre éponyme de ‘Some Lessons’ fait une apparition sur ‘Worrisome Heart’ à côté de nouvelles chansons qui témoignent de son évolution rapide en tant que compositrice. Gardot a peut-être ajouté davantage d’instruments et de couleurs par rapport aux textures de son premier EP, mais les arrangements optimisent l’intimité délicieuse de sa voix et de ses textes. » (biographie officielle – 2008)

En concert le Samedi 6 Avril au casino Barrière de Lille.

L’artiste et son modèle

Tourné dans un noir et blanc sublime, le dernier film de Fernando Trueba réussit à rendre l’indicible: l’exubérance de la nature, toujours plus forte que les guerres, la délicate fragilité du temps qui passe, et de celui, nécessaire, plus subtil encore, pour capter ces morceaux d’instantané, le caractère indispensable de l’art et l’art de la transmission. Porté par Jean Rochefort, magistral et la jeune Aïda Fock, vraie révélation, hommage à Picasso et à Maillol, mais aussi à Massimo Trueba, le frère du réalisateur,  » l’Artiste et son modère » est une invite à la plénitude.

Sculptural

 » Mémoire ensoleillée, la sculpture est mémoire ensoleillée. »

- Miguel Angel Asturias -

Le Bleu Nattier existe bien

 

- Un artiste parisien à la cour de Louis XV -

De même qu’Yves Klein au XX ème siècle a donné son nom à un bleu, Jean-Marc Nattier a marqué du sien le XVIIIème siècle. Très jeune, la célébrité lui fut prédite par Louis XIV, qui lui dit, en voyant quelques-uns de ses dessins:  » Continuez, Nattier, et vous deviendrez un grand homme. »

Courtisé, recherché, célébré à la cour de France et dans toutes les cours d’Europe, Nattier eut ses plus grands succès à Versailles quand, déjà portraitiste officiel de la famille du Régent, il devint en 1748 celui de la cour de Louis XV. Il peignit tous les personnages marquants de son temps, et parmi eux le maréchal de Saxe, l’impératrice Marie-Thérèse, la reine Marie Leszczynska; mesdames Henriette et Adelaïde, filles du roi, le Dauphin, la Dauphine, etc..

Il affectionne de mélanger les réalisme et la fantaisie en faisant figurer ses personnages sous des traits mythologiques et devient un des grands représentants de ce style très en vogue entre 1700 et 1760. Celui qu’on qualifie de  » peintre de la beauté » est loué pour sa palette chromatique élégante où le fameux  » Bleu Nattier » le dispute aux blancs perlés et aux gris veloutés, (le bleu en question est un bleu intermédiaire entre le bleu marine et le bleu roi).

Casanova, lui-même s’émerveillait du talent incomparable de Nattier à rendre belles les femmes sans toutefois sacrifier la vérité.

La présence de ses oeuvres au Métropolitan Muséum of Art de New-York, à la Pinacothèque de Munich, aux Musées de Bruxelles et de Dresde et, plus prés de nous, aux musées de Versailles et du Louvre témoigne de sa place parmi les plus grands portraitistes du XVIIIème siècle.

 

Le chevalier d’Orléans, grand prieur de France, son protecteur, le chargea d’achever la décoration, commencée par Raoux, d’une des galeries de son hôtel, et lui donna un logement au Temple. A la mort du chevalier, le prince de Conti fit vendre au profit de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem tous les tableaux et autres objets ayant appartenu au Grand Prieur. Touché de voir vendre, sous ses yeux et à l’encan, des tableaux qui lui avaient coûté des soins et des travaux infinis, Nattier y mit l’enchère, et les racheta. (Source Wiki)

 

Jean-Marc Nattier ( Paris, 1685 – Paris, 1766 )

- Tableau: Manon Baletti par Jean- Marc Nattier -

Hopper

- Soir Bleu – Edward Hopper -
Exposition au Grand Palais jusqu’au 3 février 2013